Nos habitudes de consommation à outrance seraient-elles en train de se transformer en une tendance de d’achat plus raisonnée ? Il est sans doute un peu tôt pour répondre de façon définitive à cette interrogation, mais force est de constater que la société prend peu à peu conscience de sa boulimie destructrice.

J’achète, donc je suis !

Résumons la situation économique actuelle de manière très schématique. Pour vivre, une entreprise doit vendre des produits. Elle doit donc trouver des acheteurs. Pour en avoir plus que ses concurrents, elle doit se différencier, le plus souvent en pratiquant des prix plus bas. Mais pour proposer des prix toujours plus bas elle doit nécessairement réduire ses coûts. Pour réduire ses coûts elle doit baisser la qualité de ses produits en utilisant des matières bon marché et de la main d’œuvre moins couteuse. Et comme les concurrents ont fait la même chose on se retrouve dans une sorte de spirale infinie de la chute des coûts et de la qualité des produits. Nous consommateurs, avons été éduqués, à grand renfort de publicité, dans cette logique-là : acheter le produit le moins cher. De ce fait, nous sommes un peu les acteurs qui tirons la qualité vers le bas. Et oui !

L’ère de la nouvelle consommation

Mais voilà que depuis quelques années nous nous posons de plus en plus de questions par rapport à ce système. L’information s’étant libérée avec internet, nous avons des échos différents sur le monde dans lequel nous vivons et force est de constater que notre façon de consommer est en train de détruire la planète. Evidemment il n’est pas facile de faire le rapport entre le fait d’acheter un sachet de coquilles Saint Jacques de Bretagne et le réchauffement climatique. Sauf si l’on sait que les coquilles effectivement pêchées en France, partent en Asie pour être nettoyées avant de revenir en France pour être vendues. Un aller-retour polluant de quelques milliers de kilomètres pour prendre une douche au plus bas prix.
Alors maintenant que nous commençons à comprendre les rouages délirants du système économique, il est temps d’agir pour diriger la consommation vers un modèle plus raisonné. Comment ? Les solutions sont nombreuses finalement et existent depuis longtemps. En voici quelques unes.

Le recyclage

Donner une seconde vie aux produits que l’on jette, ça on connait déjà notamment avec le tri des bouteilles en verre et en plastique. Quelques entrepreneurs de plus en plus nombreux innovent en recyclant d’autres articles comme les pantalons. C’est le cas notamment de Remade In France qui fabrique des jeans avec d’anciennes pièces.

L’achat BIO

Le BIO se retrouve maintenant dans de nombreux produits (alimentaires, cosmétiques, textiles, …) et l’on hésite souvent à en acheter parce que c’est plus cher. Mais la tendance est à la baisse des prix et cela va continuer. Rappelons que le bio est bon pour la planète mais aussi (et surtout !) bon pour nous car moins nocif pour notre santé.

Les circuits courts

L’idée ici est de se dire « Pourquoi j’achète des fraises d’Espagne alors que l’on en produit des tonnes dans ma région ? ». La grande distribution ne nous donne pas toujours le choix, mais des regroupements de producteurs locaux (dans un cercle d’une cinquantaine de kilomètre) propose des points de distribution accessible à tous. Il existe différentes formules comme les paniers hebdomadaires ou les drive fermiers. Résultats : des produits savoureux, frais et pas plus chers que dans les supermarchés.

Faîtes le test vous-même !

Il existe beaucoup de possibilités pour rendre meilleure notre vie et notre planète. Pour cela c’est à nous, consommateurs, de réagir. Et cela ne demande pas forcément beaucoup d’effort, juste de changer notre point de vue sur le monde.